L’histoire de Marie-Claude

C’est la réalité à laquelle Marie-Claude Park a dû faire face quelques mois suivant la naissance de son deuxième enfant. Une rechute de sclérose en plaques (SP) l’a laissée dans l’incapacité de s’occuper de sa fille.

Marie-Claude a su que quelque chose n’allait pas en route de Montréal vers Toronto en 1996. Ses jambes ont commencé à s’engourdir et elle ne savait pas ce qui se passait dans son corps. En un an, elle a été diagnostiquée atteinte de SP cyclique, une forme imprévisible de la maladie qui se caractérise par des périodes de grandes faiblesses, d’engourdissements et de malaises, ainsi des périodes de rémission

« Dans mon cas, cela a surtout touché mes membres inférieurs », a déclaré Marie-Claude. « Je ne pouvais presque pas marcher. C’était comme si toutes mes terminaisons nerveuses avaient des picotements ou étaient en feu. »

À l’époque, Marie-Claude n’avait aucune idée de ce que l’avenir lui réservait. Elle a reçu un des trois traitements disponibles à ce moment-là et on lui a dit de continuer à vivre sa vie. Bien déterminée à vivre une vie normale, elle a appuyé sur l’accélérateur, a rencontré son mari, l’a épousé et a eu son premier enfant.

Mais donner naissance a agi comme un catalyseur pour sa sclérose en plaques. Après la naissance de ses trois enfants, Marie-Claude a connu des rechutes, chacune plus sévère et plus longue que la précédente.

« Après la naissance de mon premier enfant, j’ai eu une rechute mineure », se souvient Marie-Claude. « Deux mois après la naissance de mon deuxième, je me suis retrouvée à l’urgence. »

Lorsque l’effort d’équilibrer travail, famille et maladie est devenu trop grand, Marie-Claude a choisi de se concentrer sur sa famille en espérant que de nouvelles options thérapeutiques se présenteraient bientôt à elle. Bien qu’ayant essayé une variété de nouveaux médicaments au fil des ans, Marie-Claude a encore connu des rechutes mineures et était incapable de participer à des activités familiales comme le ski. Puis, en 2011, son neurologue lui a présenté une nouvelle option de traitement. Ce médicament allait tout changer; c’était comme la différence entre le jour et la nuit.

« Je n’ai plus de maux de tête ou d’effets secondaires et je me sens beaucoup mieux », a déclaré Marie-Claude. « Je n’ai pas eu une seule rechute depuis deux ans. »

Marie-Claude peut maintenant canaliser son énergie sur sa famille, participer à des excursions de ski et jouer avec ses enfants. Sa vie profite d’un nouvel élan, d’une deuxième chance.