L’histoire de Doug

Cela n’aura pris que quelques minutes. Une vague de symptômes envahit Doug Curtis et le drôle et brillant auteur dramatique de Calgary se consuma juste en face de nos yeux, détruit par la maladie contre laquelle il se bat depuis plus d’une décennie — la maladie de Parkinson.

Doug fut diagnostiqué de la maladie de Parkinson à l’âge de 39 ans. C’est au cours d’un voyage à Prague avec sa femme Heather que commença l’ensemble du processus. Doug ne cessait de trébucher sur le trottoir et bien qu’au début, il se moqua de sa maladresse, à la fin, Doug et Heather savaient que quelque chose n’allait pas.

« J’ai su que quelque chose n’allait pas quand ça lui a pris deux minutes pour beurrer ses rôties », de déclarer Heather.

Il a fallu deux ans et deux différents neurologues avant que Doug soit diagnostiqué d’une apparition précoce de la maladie de Parkinson, une maladie progressive du cerveau qui attaque le système nerveux central. Les premiers symptômes sont souvent reliés aux mouvements, mais au fur et à mesure de sa progression, elle affecte tous les systèmes de l’organisme, notamment la parole, la digestion, la santé mentale et la cognition.

« Au début, j’étais sous le choc et je vivais dans le déni », de déclarer Doug. « Puis ensuite, je suis devenu agressif dans ma volonté de me battre contre la maladie – j’ai cherché toutes les thérapies possibles. »

Les huit premières années suivant le diagnostic, il a combattu avec l’exercice et des médicaments, mais ses symptômes l’ont rattrapé. Il n’y avait pas moyen de ralentir la progression de la maladie – les médicaments ne traitent que les symptômes qui progressent au fil du temps. Ce qui avait commencé par un lent raidissement des jambes évolua jusqu’à ce que Doug soit alité et incapable de communiquer.

« Nous aurions pu perdre Doug pour de bon », de dire Heather. « Un certain nombre de symptômes peuvent progresser et causer la mort. »

Un essai clinique mené à l’Université de l’Alberta allait tout changer. Doug fut en mesure de participer à un essai qui fournirait une nouvelle et une meilleure façon pour son organisme d’absorber ses médicaments. Les résultats du premier traitement furent étonnants et dans les 24 heures, Doug put parler pour la première fois depuis longtemps.
« C’était comme si je venais de me réveiller », d’expliquer Doug. « J’étais capable de marcher et d’interagir à nouveau. »

Même si le médicament ne guérira pas Doug, la nouvelle thérapie, plus efficace, lui a redonné sa vie et elle offre de l’espoir aux personnes vivant avec la forme avancée de la maladie de Parkinson. Il travaille à de nouveaux projets et même s’il lui arrive encore d’avoir à subir des vagues de symptômes débilitants, ils ne durent pas aussi longtemps. Ses médicaments précédents prenaient quatre heures avant de faire effet. Maintenant, cela ne prend que quelques minutes avant que le médicament calme la tempête et ramène Doug sur le rivage. « C’est certainement un traitement extraordinaire », de déclarer Heather. « Il lui a vraiment sauvé la vie. »

« Je donnerais n’importe quoi pour sortir la maladie de Parkinson de mon système », de déclarer Doug. « L’espoir est toujours là et il ne s’en ira jamais. »